25 novembre 2012
Dénonçons la réalité des violences
que vivent les femmes au travail
Humiliations,
blagues graveleuses, gestes obscènes, attouchements,
remarques
sur le physique, injures, propos à
caractère
sexiste et sexuel, revues ou images pornographiques,
harcèlement
sexuel, exhibition sexuelle, mains
aux fesses,
viol… Les chiffres (Insee) dont nous disposons
datent de
2008 et indiquent que 4,7 % des viols et 25 %
des agressions sexuelles, dont sont victimes les
femmes se produisent au travail ! Cette violence relève
donc bien d’un
phénomène social, tant elle est étendue,
mais
malheureusement encore trop peu dénoncée par les
femmes qui,
elles-même, ont du mal à se reconnaître
comme
victimes de violences. Souvent c’est un sentiment
de honte et
de culpabilité qui entraîne ce silence
La violence envers les femmes
est intolérable et inacceptable,
c’est la manifestation la plus aiguë
des inégalités entre les femmes
et les hommes
Les
violences subies prennent différentes formes : psychologiques,
physiques,
verbales, économiques ou sexuelles.
Les
manifestations sont multiples : discriminations sexistes,
violences
physiques, harcèlements sexuels, sentiment d’insécurité,
insultes,
viols, prostitution, représentations dégradantes
de l’image
des femmes, mutilations génitales
féminines,
mariages forcés… Certaines femmes subissant
plusieurs
types de violences.
2,5
millions de femmes seraient victimes de violences conjugales
en France
soit 9,1 % de la population féminine française.
Parmi
elles, seules 9 % auraient porté plainte en 2011,
et 18 %
auraient obtenu un certificat médical. On estime
aujourd’hui
qu’en France, une femme décède tous les deux
jours et
demi, victime de violences conjugales.
Les
violences ont des répercussions sur la santé mentale
pour plus
de 80 % des victimes : stress, angoisse,
dépression,
tentatives de suicides, symptômes post-traumatiques...
Pour plus
de la moitié des femmes, les violences
ont des répercussions
sur la santé physique, et pour
40 % d’entre-elles,
à la fois sur leur santé physique et leur
santé
mentale.
La violence
conjugale se rencontre dans toutes les classes
sociales
mais touche plus durement encore les femmes les
plus
fragiles, jeunes ou en situation de précarité économique
(étude 2012
de l’Observatoire national de la délinquance
et des
réponses pénales).
Une étude
récente de l’Insee révèle l’ampleur des manifestations
du sexisme
:
• plus d’une
femme sur sept a subi des insultes et dans
plus de la
moitié des cas, les injures utilisées sont à caractères
sexistes ;
• les
femmes sont fréquemment invectivées sur leurs
manques de
compétence. Les femmes ayant au moins
un diplôme
universitaire sont presque deux fois plus
souvent
victimes d’injures que les femmes sans diplôme ;
• plus d’une
femme sur vingt a été menacée et, dans la
moitié des
cas, la menace a été utilisée comme une arme
pour
contraindre la femme à effectuer quelque chose ;
• plus d’une
femme sur vingt a subi des gestes déplacés.
Dans la
majorité des cas, la victime connaît l’agresseur
et ces
gestes se produisent dans un quart des cas sur son
lieu de
travail ou d’étude !
Contrairement à une idée trop répandue,
les violences
faites aux femmes ne sont pas qu’un
problème
d’ordre privé.
Montreuil, 15 novembre 2012 - Ne pas jeter sur la voie publique -
www.cgt.fr
Toutes et tous
ensemble, le 25 novembre 2012, « Journée internationale pour l’élimination
de la violence à l’égard
des femmes », rappelons qu’à la CGT aussi, nous luttons contre
les violences sexistes
et sexuelles au travail !
Le monde du travail
est aussi est un lieu
où les femmes sont
exposées aux violences
sexistes et sexuelles
de certains hommes
Les
violences sexuelles sur le lieu du travail
sont une
menace sur l’emploi et la
carrière :
refus d’embauche, détérioration
des
conditions de travail, notation
bloquée,
mutation, refus de promotion,
mise au «
placard », déqualification,
licenciement,
etc.
Ces
violences au travail ont des conséquences
importantes
sur leur santé, leur
travail et
leur vie familiale : difficultés
rencontrées
avec leur mari ou compagnon,
les
enfants. Elles culpabilisent de
ne plus
être disponibles pour eux, de
pleurer
devant eux, de ne plus être attachées
à la vie.
L’Association
contre les violences faites
aux femmes
au travail (AVFT) déclare
que 95 %
des femmes qui subissent des
violences
psychologiques ont perdu leur
emploi, par
licenciement ou démission !
La première violence faite à de
nombreuses
femmes par les employeurs
est financière : les femmes sont moins
payées et
plus précarisées, elles sont plus
au chômage,
alors même qu’elles ont un
niveau de
diplôme souvent supérieur et
elles
subissent du temps partiel imposé.
Les
chiffres nous indiquent la gravité de
la situation
et des violences multiformes
que
subissent les femmes dans notre
société. Mais ce phénomène social est
loin d’être une fatalité ! La CGT
porte l’idée qu’une société non
sexiste et non violente est possible.
Il faut la
construire en agissant par la
prévention
des comportements sexistes
et violents
à tous les échelons de la
société.
La CGT est engagée
dans la lutte contre toutes
formes de violences faites
aux femmes
L’accueil et l’accompagnement des
victimes dans nos entreprises est
essentiel.
Plusieurs
lois récentes renforcent les
moyens de
combattre les discriminations,
le sexisme
et les violences faites aux
femmes : il
faut les faire appliquer dans
l’entreprise
et dans la société. Aller à
l’information,
se former, exiger des campagnes
de
prévention, solliciter la médecine
du travail,
et s’emparer de façon
offensive
des négociations annuelles
obligatoires
(NAO), des CHSCT, des
négociations
sur l’égalité professionnelle.
C’est là que le sort des femmes se
joue réellement dans l’entreprise
et rien ne se fera sans l’intervention
des femmes, des hommes et
des organisations de la CGT !
Vous ne voulez pas en rester là ! Ensemble, dans
le syndicat, nous serons plus fort.
Bulletin de contact et de syndicalisation
NOM : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Bulletin à renvoyer à La CGT, espace Vie syndicale, case 5-1, 263
rue de Paris - 93516 Montreuil Cedex,
téléphone : 01 48 18 84 72, fax : 01 48 51 51 80, courriel :
orga@cgt.fr.. Vous pouvez aussi adhérer en
ligne sur www.cgt.fr
Les principales lois
ou accords
• loi du 9 mai 2001 relative à
l’égalité professionnelle entre les
femmes et les hommes ;
• loi du 16 novembre 2001 relative à
la lutte contre les discriminations ;
• directive du 23 septembre 2002
(charge de la preuve, discrimination
indirecte) et par l’ouverture de
nouveaux droits (congé de maternité,
harcèlements, etc.) ;
• ccord national inter-professionnel du
1er mars 2004 relative à l’égalité
professionnelle entre les femmes et les
hommes ;
• loi du 30 décembre 2004 sur la
haute autorité de lutte contre les
discriminations et pour l’égalité ;
• loi sur le harcèlement (moral et
sexuel) ;
• loi du 9 juillet 2010 relative aux
violences faites spécifiquement aux
femmes, aux violences au sein des
couples et aux conséquences de ces
dernières sur les enfants ;
• loi du 6 août 2012 relative au
harcèlement sexuel.
CONTACT M BOURCIER OU M KOZIK
BOURCIER TEL 06 69 67 17 00 Pour PBM/ISB